Dans ta langue commune je te dirais que mon coeur vadlingue à un silence, qui plus est muet, transpirant la dictature de l’incertitude, tes doigts qui me frôlent pourtant ne cessent de m’émouvoir, et dans l’ombre de mes rêves se dessinent mes je t’aime.

PS: Je t’aime.

. Les pensées permanentes ;

septembre 25, 2008

Si le verbe dédroguer existait vraiment, je vous dirais:

“Je vous en supplie, dédroguez-moi!”

A part ça, héroïne de littérature burlesque, pseudo-romantique, je me balade sur ma vie comme un fantôme en proie à quelque chose qui commence vraiment à lui manquer. Je vous laisse le suspense pour de prochains épisodes, parce que ma facilité à moi, c’est le mensonge.

Autant avouer sa poisse, qu’ici j’appelle chkoumoune: après un terrible orage nîmois, la foudre a massacré : 1/ ma TV 2/ mon PC 3/ après deux jours sous tension, ma Freebox. Mais continuons ! Mon téléphone portable a rendu l’âme (les joies du tactile), et mon chat a foutu le camp depuis plus d’une semaine (autant verser vos larmes les plus chaudes et vouloir se torturer le cerveau inutilement). Mais ma semaine poisse ne serait pas entière sans qu’on m’ait volé pour la troisième fois en un an, mon vélo dans la copropriété.
Vous pensiez avoir la poisse?
Appelez-moi Gwen.

Je vois le positif quand même: j’ai un meilleur ami d’amour qui me prête un portable en attendant, un voisin qui a laissé un mot qui déchire pour les cons qui ne ferment pas la porte de la coproprio, je vais pouvoir avoir une télé qui déchire vu que la mienne avait 15 ans environ, mon alim’ est arrivée ce matin et je croise les doigts pour que mon PC remarche, et pour la Freebox, je dédramatise, ça me gave un peu mais avouons-le, un monde sans internet, c’est parfois pas plus mal. Pour le vélo, j’en ai un nouveau qui défonce, le chat, c’est autre chose. Et ces malheurs arrivent quand même dans un “bon” moment financier, c’est déjà pas mal.

Vous comprendrez donc cependant pourquoi vous n’avez aucune nouvelles, vu qu’avec tout ce qui est mort je suis absolument coupée du monde (moi aussi je vous aime, quand même).

A part ça, je vis un moment avec ma Bibade et c’est plutôt sympa, elle me fait la popotte, et puis deux pouffes dans 40m² c’est quand même vachement le pied. Puis bon, je l’aime.
Sinon j’ai enfin retrouvé mes cheveux, la blonde attitude, très peu pour moi, j’ai la classe au taf, donc au final, même si j’ai la poisse, je suis une poisseuse heureuse.

(fin de l’épisode cyber-café, adieu).

Dans ma solitude errante -”ma môme vient d’entrer en première maternelle”- sur mon vélo la pluie sur le goudron du sud n’a pas la même odeur qu’à Strasbourg -ses yeux bleus m’impressionnent -c’est une sorte d’odeur un peu plus sauvage, plus verte, plus nature sans doute, la pluie semble traverser mes os, car je suis vide, seule - tu as la pêche, tu es à fond dedans, il t’apprécie, il t’a à la bonne – je me dis putain, il est 19h15, je me suis levée à 03h00 du matin et je viens à peine de rentrer, avec en tout et pour tout 40 minutes de pause – et notre café qui m’en dit long sur ma non-vie, et mes doutes – et puis cette jolie nana que j’adore qui enfin est heureuse, tellement heureuse qu’elle en chiale, elle l’aime, ils s’aiment, ça aurait pu être moi mais j’ai cédé ma place au mensonge – toi aussi je t’ai menti, ce n’est pas le mien, juste de belles illusions – il y a un mensonge que je porte depuis quelques temps que j’ai envie de gerber, un mensonge qui a envie de sortir comme la plus belle déclaration du monde, cette chose-là n’a pas de sens, ce mensonge-là oui, ça tambourine, j’ai envie de le dire, de le crier, de vomir ce mensonge plus grand que moi, que ça, parce que pourquoi cacher chose si enviable, au fond  – et demain je paufinerais ce cadeau et j’hésiterais à avouer, à dire la vérité que je glisserais lorsque je t’aurais envoyé dans les étoiles, un regard et puis t’oublies.

Rien ou tout à comprendre. Cherchez bien.

Tenir bon.