“Tu m’as dit. Si Dieu le veut on se retrouvera. Autour de moi, le monde s’est écroulé. Mon coeur a creusé un fossé entre ma réalité et mes rêves. Ceux que j’ai vécu éveillée, et les autres. Et puis je me suis reveillée et tout avait changé. Ce n’étaient plus tes lèvres. Il n’y a pas plus intense que la vérité. Tes mots ont sonné comme la fin du mot espoir. Et dans mes rêves, tu me disais je t’aime.”

Au boulot, je me sens comblée. Nourrie par des heures, fatiguée et parfois en difficulté, mais je me gave. Je suis une petite poule heureuse dans un combat de coqs sanglant.

Il y a évidemment des données nouvelles dans ma vie sur lesquelles je vais tenter de rester discrète. Je sais que je suis une emmerdeuse mais crois-moi je fais tout ce qui est en mon pouvoir. Je ne suis pas méchante.

La semaine prochaine, on commence la danse orientale. Peut-être l’aquagym. C’est l’année où j’ai décidé de changer ma vie. De penser à moi et de faire ce qui me plaît. J’ai un projet d’appartement, qui m’oblige à passer mon permis, mais le projet est bien pensé et établit dans ma petite tête. Je rêve d’une petite villa planquée avec piscine, terrasse et mes deux chats qui courent. Un petit paradis bien mérité après un journée difficile. Un truc moins pisseux que mon F2 un peu naze, trop petit, mal rangé. (je concède) Un truc à moi bien décoré, coquet, sympa, qui accueillera des apéros festifs et de longues siestes au soleil. Je me laisse six mois maximum. Je veux que l’été prochain soit celui de longues soirée sur la plage, pas obligées bibade et moi de mater les horaires de bus. Je veux pouvoir rentrer chez moi et me dire que j’y suis bien. Me dire que je tape pas toutes ces heures pour me retrouver dans un truc trop étriqué pour moi.

Sinon, je compte strasbourgeoiser un peu fin de semaine prochaine, et peut-être parisier et lyonnaiser. A voir.

Aller, kisstoflex. A bientôt.

. Es-tu certain ;

juin 23, 2009

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“Cette nuit je me lève; le temps a passé mon amour. Les chats me chatouillent les pieds. Je me lève tu n’es plus là, rien d’anormal. Je n’avais rien demandé pourtant. Je refais les draps, je ne les aime plus froissés, ça me rappelle nous. J’ai tenté de laver mes draps tant de fois afin d’y enlever ton odeur mais rien n’y fais, parfois je cherche encore ta main dans la nuit, et je me rendors la larme au bord de l’oeil. Je ne suis plus triste; juste, parfois, pleine de regrets. Je vois un homme, il est gentil, plutôt beau gosse; mais rien à voir avec toi.

Que m’arrive t’il d’aimer un fantôme?

Alors, quoi de neuf? Ta vie sentimentale?
J’ai rencontré quelqu’un, tu sais.
Ah, comment…
On mangeait des barquettes parfois en pause. La première fois que je l’ai vu, il avait une clope pincée entre ses lèvres, et je lui ai dit un truc du genre, c’est vilain, et puis c’est mauvais pour la santé…
Il est comment?
Il est brun, mais pas comme toi. Plutôt typé méditerrannéen. Les yeux presque noisettes, je les pensais verts au début. Des lèvres fines, pas avenantes. Un nez aquilin.
Est-ce que parfois tu penses à nous? Enfin, à moi…
Chaque geste chaque respiration de sa part est un affront, une sorte de comparaison. Je ne peux pas lui soumettre. Lorsque je le vois je trouve à tes défauts des qualités parce que les siens m’agacent.
Il t’aime…
Il m’aime. Son amour m’indispose.
Et dans l’intimité…?
Rien à voir avec nous. Et toi, ça t’es arrivé de te dire que je te manquais? Enfin, t’as pensé à moi ce laps de temps?
Elle n’est pas blonde et idiote pour rien. Tu me manques.
Je ne reviendrais pas. Il fallait m’aimer avant. Et puis je l’aime bien mon petit intello à deux balles. Mes gosses n’auront pas d’aussi beaux yeux qu’avec toi mais bon…
Tu veux revenir? On ferait de belles choses…
Ne parle pas d’avenir, tu ne connais même pas ce mot.
Au fait…
Quoi? Ne me regarde pas comme ça.
Il y a quelque chose que je ne t’ai jamais dit…
Je sais, je suis merveilleuse. Ne regrette pas, j’en ai conscience.
Non. Je t’aime.
Connard.
Je ne pouvais pas avant.
Peut-être qu’il n’est pas trop tard pour s’aimer…

Inutile de préciser que ce texte n’a aucun destinataire.
Mais parfois, il est rassurant de constater qu’on sait encore un peu écrire l’amour. Que son coeur n’est pas totalement crevé. Ca redonne de l’espoir pour la suite.

“Cette nuit esseulée mes rêves défunts mes baisers morts mes larmes inertes car lorsque mes draps se vident de toi, il n’y a plus de vie, plus rien de vivant tout autour de moi; le temps s’arrête, je t’aime mon amour. Egarée dans la nuit il fait sombre et puis je sens tes mains aggriper mes hanches pour mieux baiser mon cou et mes cheveux carressent le tien; je n’ai pas peur, je t’aime mon ange; j’avais dix-sept ans quand je croyais encore que le prince était charmant mais ce connard n’existe pas; tu es mieux que ça, tu le sais? Nos matins nutella nos miettes croquées aux rebords de nos lèvres. Ecrirais-je un roman sur tes lèvres? Pulpeuses, douces, savoureuses, à peine rosées; elles connaissent les miennes mieux que n’importe qui elles sont amoureuses nos lèvres, nos bouches s’aiment, nos bouches savent dire je t’aime, et tu sais, je t’aime mon bébé.
Et si nous parlions de ta peau, sucrée, couleur miel, ta peau dorée, ta peau, suave, ta peau, collée à la mienne, nuage d’électricité, chauf, froid, nos corps, nos folies, ton corps, ta peau, ta peau, je me perds, je la mange, je te mange tu me manges, nous nous mangeons;
Nous nous adorions il paraît avant que nous nous aimions je t’aime tu le sais? Repeat after me! Darling, I love You !
Je te mens tu le sais, je suis ta comédienne, lèvres carmins, talons clinquants, je te mens pour mieux t’avoir, je te mens pour mieux t’aimer, tu m’aimes et ça me suffit à respirer;
Un jour tu me quitteras je le sais mais on s’en fout, qui pourra dire avoir connu pareil bonheur? Succession de petits instants magiques où tu as changé ma vie, petit con tu as changé ma vie, fallait pas, maintenant, je serai pour toi inouabliable, quoi qu’il arrive tu ne pourras jamais m’oublier, parce que je ferais tout pour être l’amante de tes rêves, la femme de ton coeur, le désir de tes mains, la force de ta vie; Bonheur: Non masculin signifiant combien la vie est belle avec toi. Oh baby love, love.
Ce matin j’ai mis ce parfum que tu aimes, le liner bien tracé sur mes yeux, j’étais belle pour toi, tu n’étais pas là mais je sais que tu pensais à moi, et cette pensée c’est à moi qu’elle suffit.
Je suis égoïste, je ne pense qu’à nous, tu es si beau;
Ce matin orange ton absence m’a crevée mais quoi de plus beau que le manque, que l’arrogance de l’amour, des envies défuntes et de ce merdier que ça cause. J’ai deux brosse à dents, des posts-it avec ton écriture foireuse partout dans mon studio, tu as laissé traîné ton t-shirt, j’ai dormi dedans comme quand j’avais quinze ans, et j’ai écrit G+toi = For ever ever. J’y ai pas vraiment cru mais j’ai aimé t’aimer.
Dans tes yeux je suis merveilleuse, je suis moi, je suis toi, mais surtout je suis nous.
Je t’aime.”